samedi 28 novembre 2009

Et rebelote

Alors que je croyais qu'il ne me restait plus rien, ou tout du moins plus grand chose, il est apparu dans ma vie quelque chose d'inattendu mais qui arrivait au bon moment.
Alors que je ne pensais pas être important aux yeux de quiconque, j'apprenais que je l'étais aux yeux d'une personne désormais, inconnue qui plus est.
J'ai cru, avec la plus grande naïveté, et par le biais de cette sensation d'être autre chose que rien, qu'elle ferait le grand nettoyage de printemps dans ma vie qui en avait de plus en plus besoin.
Virer tout ce bordel que je traîne depuis quelques temps déjà. Embellir cet échec par ce nettoyage de printemps. Le printemps... quand le monde à l'air heureux, quand la nature est belle, quand tout n'est qu'harmonie... Il semblait qu'en effet, une éclaircie avait annoncé le beau temps, qui, de toute évidence, doit venir après la pluie. En réalité la dite éclaircie n'était qu'une illusion qui vient de me mettre dans une impression de misère totale.
Car en effet, cette passion que l'on aurait eu pour moi, n'étais plus désormais, et n'aurai donc jamais été, pour tout vous dire.
Je ne sais pas si je porte en moi une médiocrité qui doit être remise en cause à un moment donné, mais toujours est-il qu'après être tombé plutôt bas il y a quelque temps, j'ai essayé d'attraper cette échelle que le destin me tendait pour remonter pour au final me casser la gueule bien plus bas. Ce qui est médiocre, comme final.
On me dira peut être, sans y croire vraiment probablement, que je n'ai rien d'un être médiocre. Il reste que c'est le résultat qui compte, et en l'occurrence, le résultat de ma vie est tout ce qui s'apparente le plus à un échec.
Pour parfaire le tout, il pourrait s'ajouter à cette histoire une humiliation qui devrait découler de cette anecdote.

Avec mon mépris le plus sincère envers cette vie de merde, je vous salue.



Si ceci peut s'apparenter à une lettre de suicide, il n'en est rien, je sais garder la tête haute.
D'ailleurs j'ai écris tout ceci sur papier hier soir, et depuis, je crois que je vais bien mieux.
Comme si la tristesse était sortie de nulle part pour mourir de suite. Je tiens aussi que je ne reproche rien à personne pour les évènements récents car je n'ai rien à reprocher à personne, tout simplement.

dimanche 22 novembre 2009

Indépendamment de l'article précédent :

Enfin. Ca arrive à grands pas.

Depuis le temps que j'attendais ça... même si ça ne s'attend pas...

jeudi 12 novembre 2009

Ca sent bon l'espoir

Donc du coup ça risque de puer la désillusion. Mais j'aime bien.

dimanche 8 novembre 2009

"Dans le magique sentiment d'être la plus sombre des merdes"

J'ai l'affreuse impression d'être une larve, non pas que ce soit si désagréable, c'est profondément ennuyeux et démoralisant au possible. Il me faut vivre, vraiment. Avec tout ce que ça implique.

Justin(e) - De l'indirect et des mots d'ordres.

C'est peut être la chanson la plus parfaite que la vie m'ait permis d'entendre. Oh, je sais, j'ai pu le penser pour de nombreuses autres, néanmoins de toutes, c'est toujours celle là qui a été, je trouve, la plus prenante.


Bien que je n'ai pas à ce jour vraiment saisi le sens des paroles, je les trouve bien. Ca peut paraître stupide et ça l'est certainement, reste que je les trouve bien.
Aussi je me permet de les montrer à qui voudra les lire.

Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous réclame
Dans le plus grand respect des formes obligé de dire de la merde.
Tu sais tout les langages sont sales, tu sais aucune voie n'est royale
Reste à localiser le mal et rendre l'obscène supportable.

De l'indirect et des mots d'ordres et les masses témoignent
De l'indirect et des mots d'ordres, Ô du majeur, ouais du normal.
De l'indirect et des mots d'ordres et de l'équilibre dans la structure
Voilà pour la vie, voilà de la mort, reste à décalquer les standards.

Tous les noms de l'histoire défilent en meute à travers toi
Repère identitaire oblige, l'étrange n'essuiera que ses larmes
Quand le dernier des comédiens aura filmé sa propre mort
Peut être pourra-t-on enfin renvoyer les dieux dans leurs cimetières
Quand le dernier des comédiens aura filmé sa propre mort
Peut être pourra-t-on enfin renvoyer les dieux dans leurs cimetières…

De l'indirect et des mots d'ordres et les masses témoignent
De l'indirect et des mots d'ordres, Ô du majeur, ouais du normal.
De l'indirect et des mots d'ordres et de l'équilibre dans la structure
Voilà pour la vie, voilà de la mort, reste à décalquer les standards.

Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous écrase
Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous écrase
Dieu n'est pas mort on a climatisé, on a climatisé son cadavre
Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous écrase

Tous les langages sont sales, tu sais, tous les langages sont sales
Dieu n'est pas mort on a climatisé, on a climatisé son cadavre
Tous les langages sont sales, tu sais, tous les langages sont sales
Il reste qu'à l'intérieur une autorité nous écrase.

jeudi 5 novembre 2009

Coup de blues à la con, si j'ose dire

Ces derniers temps ma vie c'était du genre coma éthylique : c'est très drôle un certain temps, puis on passe au vide complet.

En ce moment...
Je suis là.
Je regarde devant et je ne vois rien.
Je regarde derrière et ce que j'y vois ne me dit plus grand chose.
Je regarde autour de moi et ce(ux) que j'y vois ne me di(sen)t rien qui vaille.
J'avance dans n'importe quel sens, car de toute façon tout n'a aucun sens (ou bien je ne comprend plus rien)
Et ce en faisant du surplace jusqu'à apercevoir quelque chose auquel me cogner dans le brouillard. Histoire de tromper l'ennui.
D'ici là, j'attends, je m'ennuie, je tourne en rond, je méprise.
Pire : il n'y a plus grand chose que j'aime beaucoup.
J'aimerai tout foutre en l'air mais si je m'essayais à le faire, je me rendrai vite compte que ce qu'il y avait à foutre en l'air a disparu dans des circonstances mystérieuses.
Merde alors.

lundi 2 novembre 2009

Introduction

Et tout recommence. J'ai longtemps ri de ceux qui changeaient de blog très rapidement, n'y voyant pas l'utilité. Ironie du sort, bien que mon premier ait duré longtemps, on ne peut pas en dire autant de mon deuxième, ce qui précipita l'arrivée de mon troisième que voici (n'essayez pas de chercher mon tout, c'est pas un rébus). Mais j'en avais un peu marre de ne jamais rien oser poster sur le précédent car il était un peu trop éclectique et ô combien médiocre dans son ensemble. Voilà l'explication de ce titre qui traduit le peu d'inspiration que j'avais pour titrer ce blog. Il est d'ailleurs difficile de titrer l'ouvrage qui n'est pas encore écrit. Ceci dit ce titre pourrait convenir au blog pour une autre raison. Je développerai, plus tard.

Aussi, j'ai jusqu'ici fièrement affiché mon côté bon vivant, boute-en-train, etc... en m'essayant de temps à autre à quelques écrits sérieux-mais-pas-trop, mais j'écrirai désormais de manière sérieuse, non pas que j'ai perdu mon (petit) sens de l'humour et ma joie de vivre mais je pense qu'il est temps de m'exprimer autrement pour plusieurs raisons :

- Il est bien trop aisé de mettre au grand jour une partie de soi qui est déjà au grand jour quand on se contente d'ouvrir les yeux.
- Il me paraît plus intéressant de laisser des traces de pensées éphémères que de faire quelques racontars de vie, d'anecdotes, dont on peut en passant difficilement se délecter; je pense en effet qu'elles n'ont créé au maximum que des sourires en coins de lèvres mais qu'elles n'eurent pas de quoi susciter un réel intérêt.
- Je suis certain au moins que ça ne sera pas une page à tourner car cela fait quelques temps déjà que je suis sérieux dans ma tête, quand je suis seul surtout, mais en tout cas je ne pense pas que ça changera.

Toutefois je ne veux pas faire de ce blog un concentré de textes à l'allure dépressive et y glisserai donc volontiers quelques ironies, de l'humour noir, du second degré, toutes ces formes d'humour qui m'habitent tant elles me représentent, et tant elles ont énervés.

A propos de concentré, autant je peux développer un sujet et le traiter de fond en comble si je le maîtrise suffisamment pour qu'il m'inspire, autant je peux me contenter d'un strict minimum pour diverses raisons. Il peut donc arriver que vous ne compreniez pas tout à fait de quoi je veux parler, sinon pas du tout. Dans ce cas il conviendrait de venir me demander, tout en sachant que je peux vous répondre "Ah bah ça on te le dit pas" si je ne souhaite pas vous le dire, si je n'en ai pas le courage pour une raison parmi d'autres, ou si je veux juste que vous trouviez par vous même.

Les commentaires, mettez en si vous voulez, ils sont plaisants. L'essentiel est ailleurs : j'écris ce que je pense et vous le lisez. N'est elle pas belle la vie ?

Désolé pour la fausse prétention qui habite cette introduction. Il ne faut pas la voir, elle n'existe pas : c'est juste que vous n'êtes pas habitués. C'est juste une autre plume qui traite d'un autre sujet. L'auteur n'a pas changé. Rassurez-vous en, ou désolez-vous en, que sais-je.

C'est parti. Zéro tabous.